Civilisation Culture et Interculturel
Section outline
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Ce module intitulé « Civilisations, cultures et interculturalité » est destiné aux étudiants de 3ᵉ année LMD.
Il est enseigné par Dr Chahrazad Boughefir en tant que chargée du cours, et par Madame Samira Benalia en tant qu’enseignante chargée des travaux dirigés (TD).Les objectifs du cours sont les suivants :
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Prendre conscience de la diversité culturelle qui nous entoure.
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Identifier un contenu culturel et l’interpréter selon son contexte.
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Distinguer un contexte multiculturel ou pluriculturel d’un contexte interculturel.
Le contenu du premier semestre s’intéresse particulièrement aux luttes anticoloniales.
Le mode d’évaluation est réparti comme suit : 60 % pour l’examen et 40 % pour les travaux dirigés (TD).
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Ce cours vise à:
-développer une conscience historique et critique du phénomène colonial et de ses conséquences actuelles
-encourager la réflexion interculturelle sur les identités et les échanges entre civilisations ;
-sensibiliser à la valeur de la diversité culturelle et au dialogue des cultures.
L’étudiant sera amené à :
-analyser des textes historiques, politiques et littéraires issus des contextes anticoloniaux ;
-réfléchir aux notions de culture, identité, résistance et mémoire ;
-comprendre le lien entre passé colonial et enjeux contemporains (migration, mondialisation, postcolonialisme).
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Ce cours propose une exploration approfondie du mouvement de la Négritude, considéré comme l’une des expressions majeures de la résistance culturelle et identitaire du monde noir face au colonialisme et à l’aliénation occidentale.
Né dans les années 1930, ce courant littéraire, philosophique et politique s’inscrit dans la continuité de la Négro-renaissance (ou Harlem Renaissance) des années 1920, mouvement afro-américain qui a contribué à la valorisation de la culture noire et à la redéfinition de l’identité afro-descendante.L’étude de la Négritude permet de comprendre comment des écrivains comme Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas ont su transformer la littérature en un instrument d’émancipation, de dignité et de dialogue interculturel.
Ce cours met également en lumière les échanges transatlantiques entre l’Afrique, les Caraïbes et les États-Unis, et la manière dont ils ont nourri la pensée anticoloniale et postcoloniale.À travers l’analyse des textes littéraires, des contextes historiques et des idées philosophiques, les étudiants seront amenés à réfléchir sur la place de la culture noire dans la construction d’un humanisme universel et pluriel.
Objectifs du cours
À l’issue de ce cours, l’étudiant devra être capable de :
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Situer historiquement et idéologiquement la naissance du mouvement de la Négritude dans le contexte de la colonisation et de la décolonisation.
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Identifier les liens entre la Négro-renaissance et la Négritude, et comprendre leur influence réciproque sur la pensée noire francophone.
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Analyser les grandes figures du mouvement (Césaire, Senghor, Damas) et leurs contributions littéraires, philosophiques et politiques.
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Comprendre la portée interculturelle du mouvement de la Négritude comme espace de dialogue entre cultures africaines, européennes et afro-américaines.
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Reconnaître les thématiques majeures de la Négritude : affirmation identitaire, mémoire de l’esclavage, révolte contre l’oppression, universalité humaine.
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Évaluer l’héritage de la Négritude dans les pensées et mouvements contemporains : Créolité, panafricanisme, postcolonialisme.
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Développer un regard critique et comparatif sur la manière dont les littératures francophones contribuent à la construction d’un imaginaire interculturel.
Compétences visées
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Maîtriser les notions de civilisation, culture, identité et interculturalité dans une perspective francophone.
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Analyser des textes littéraires à la lumière de leur contexte historique, politique et culturel.
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Construire un discours critique sur les relations entre art, mémoire et engagement.
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Développer une pensée humaniste et pluriculturelle, fondée sur la reconnaissance et le respect des différences.
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Le cours « La Négritude et le réveil du monde noir » propose une réflexion sur le rôle fondamental du mouvement de la Négritude dans la prise de conscience identitaire, politique et culturelle des peuples noirs au XXᵉ siècle.
Né dans les années 1930, ce mouvement ne se limite pas à un simple courant littéraire : il incarne une renaissance de la parole noire, une réhabilitation des valeurs africaines et une affirmation de la dignité humaine face aux héritages de l’esclavage, de la colonisation et du racisme.Ce cours met en évidence la manière dont la Négritude, à travers les écrits d’Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas, a éveillé la conscience collective du monde noir et nourri les luttes pour la liberté, la justice et la reconnaissance culturelle.
Les étudiants découvriront également les connexions transnationales de ce mouvement, notamment avec le Panafricanisme, la Harlem Renaissance, et les mouvements anticoloniaux du XXᵉ siècle.
L’objectif est de comprendre la Négritude comme un mouvement de libération totale;intellectuelle, culturelle et spirituelle , et comme une philosophie humaniste ouverte au dialogue entre les cultures.
Objectifs du cours
À l’issue du cours, l’étudiant devra être capable de :
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Situer historiquement la Négritude dans le contexte de l’esclavage, de la colonisation et des luttes de libération du XXᵉ siècle.
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Expliquer le rôle du mouvement dans le réveil du monde noir et la redéfinition d’une identité collective.
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Identifier les influences majeures qui ont nourri la Négritude (Panafricanisme, Négro-renaissance, luttes anticoloniales).
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Analyser les textes fondateurs de Césaire, Senghor et Damas comme instruments de libération culturelle et politique.
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Mettre en relation littérature, histoire et idéologie, pour comprendre la portée émancipatrice de la parole poétique.
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Comprendre la dimension universelle du message de la Négritude, qui dépasse la question raciale pour rejoindre une conception humaniste de la diversité.
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Apprécier l’héritage contemporain du mouvement dans les pensées postcoloniales, les arts modernes et les mouvements afro-descendants.
Compétences visées
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Développer une compréhension critique des dynamiques culturelles et identitaires dans les sociétés postcoloniales.
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Savoir interpréter des textes littéraires en lien avec leur contexte historique et idéologique.
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Analyser les valeurs interculturelles à travers les productions artistiques et intellectuelles du monde noir.
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Acquérir une culture générale humaniste fondée sur la reconnaissance de la pluralité des civilisations.
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Être capable de relier les idées de la Négritude aux débats contemporains sur l’identité, la mémoire et la mondialisation culturelle.
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Les penseurs et artistes de la Négritude : Aimé Césaire et son discours contre le colonialisme
Le cours « Les penseurs et artistes de la Négritude : Aimé Césaire et son discours contre le colonialisme » propose une étude approfondie du rôle d’Aimé Césaire dans la genèse et l’évolution du mouvement de la Négritude.
Poète, dramaturge, essayiste et homme politique martiniquais, Césaire a su allier engagement poétique et combat politique pour dénoncer l’inhumanité du système colonial et pour redonner au monde noir la conscience de sa dignité et de sa culture.À travers ses textes majeurs — Cahier d’un retour au pays natal (1939) et Discours sur le colonialisme (1950) —, Césaire propose une critique radicale du colonialisme européen, qu’il accuse d’avoir corrompu la civilisation occidentale elle-même.
Le cours mettra en lumière la pensée humaniste et décoloniale de Césaire, sa conception d’une poésie engagée et son influence sur les luttes anticoloniales et postcoloniales du XXᵉ siècle.Ce parcours permettra aux étudiants de comprendre comment la littérature devient un outil de résistance, un espace de révolte et un lieu de refondation de l’humain.
Objectifs du cours
À la fin de ce cours, les étudiants devront être capables de :
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Situer Aimé Césaire dans le contexte historique, politique et intellectuel du mouvement de la Négritude.
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Comprendre la formation et l’évolution de sa pensée à travers son parcours biographique et ses engagements.
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Définir la Négritude selon Césaire, en la distinguant de ses prolongements chez Senghor ou Damas.
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Analyser le Discours sur le colonialisme comme texte fondateur de la critique décoloniale moderne.
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Interpréter la poésie césairienne comme une parole de résistance et une forme d’humanisme universel.
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Évaluer l’impact de Césaire sur les luttes anticoloniales, les pensées postcoloniales et la littérature contemporaine du monde noir.
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Développer une lecture critique des relations entre littérature, politique et identité culturelle.
Compétences visées
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Compréhension critique des mécanismes idéologiques du colonialisme et de leurs représentations littéraires.
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Capacité à analyser des textes engagés dans une perspective historique, esthétique et philosophique.
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Maîtrise du vocabulaire conceptuel de la Négritude et des études postcoloniales (aliénation, humanisme, identité, universalité).
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Développement d’une pensée interculturelle sensible aux dynamiques de domination et de résistance.
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Aptitude à établir des comparaisons entre les différents penseurs et artistes du mouvement.
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Ce cours constitue la suite du thème « Les penseurs de la Négritude », abordé précédemment. Après l’étude d’Aimé Césaire, poète de la révolte et de la dénonciation coloniale, il s’agit ici d’approfondir la pensée de Léopold Sédar Senghor (1906-2001), considéré comme l’un des principaux fondateurs et théoriciens du mouvement de la Négritude.
Senghor se distingue par l’élaboration d’une philosophie humaniste et interculturelle, qu’il nomme Humanisme noir. Pour lui, la Négritude ne se limite pas à une réaction contre le colonialisme, mais devient une affirmation positive des valeurs culturelles africaines, capables d’enrichir la civilisation universelle.
Le cours vise ainsi à montrer comment Senghor transforme la Négritude poétique en une pensée philosophique et politique, fondée sur le dialogue des cultures, la complémentarité des civilisations et la reconnaissance de l’autre. À travers ses écrits poétiques (Chants d’ombre, Éthiopiques) et théoriques (Liberté I, Liberté III), nous verrons comment il conçoit une civilisation de l’universel, ouverte, métissée et fraternelle.
Cette approche permettra aux étudiants de comprendre l’apport essentiel de Senghor à la construction d’une pensée interculturelle, tout en situant sa vision dans le prolongement et parfois en contraste avec celle d’autres penseurs de la Négritude, tels qu’Aimé Césaire ou Frantz Fanon.
Objectifs du cours
À la fin de ce cours, les étudiants devront être capables de :
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Situer Léopold Sédar Senghor dans le contexte historique, politique et culturel du XXᵉ siècle africain et francophone.
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Comprendre les fondements de la Négritude et sa transformation en Humanisme noir.
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Analyser les grands textes poétiques et théoriques de Senghor en lien avec sa pensée interculturelle.
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Identifier les valeurs et les concepts-clés de sa vision humaniste : dialogue, complémentarité, universalité, civilisation de l’universel.
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Développer une réflexion critique sur la place de la culture africaine dans le monde et sur les débats autour du postcolonialisme.
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Relier la pensée senghorienne aux problématiques contemporaines de diversité, de tolérance et d’interculturalité.
Compétences visées
À l’issue de ce cours, l’étudiant(e) sera capable de :
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Identifier la place de Léopold Sédar Senghor dans le mouvement de la Négritude et comprendre sa contribution spécifique à son évolution philosophique et culturelle.
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Expliquer les notions clés de la pensée senghorienne : Humanisme noir, Civilisation de l’universel, complémentarité des cultures, métissage culturel.
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Situer la pensée de Senghor dans le contexte historique, politique et idéologique du XXᵉ siècle (colonisation, décolonisation, panafricanisme).
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Distinguer les orientations respectives de Césaire, Senghor et Damas dans le cadre du mouvement de la Négritude.
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Ce cours propose une étude approfondie de l’œuvre et de la pensée de Léon-Gontran Damas, l’un des trois fondateurs du mouvement de la Négritude, aux côtés de Césaire et Senghor.
L’étude du parcours de Damas permet de comprendre comment son anticonformisme poétique et existentiel ouvre la voie à des formes d’expression modernes, plurielles, métissées et interculturelles, annonçant la littérature postcoloniale et créole contemporaine.
Objectifs du cours
À l’issue de ce cours, les étudiants devront être capables de :
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Situer Léon-Gontran Damas dans le contexte historique et littéraire du mouvement de la Négritude.
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Identifier les spécificités stylistiques et thématiques de son écriture (oralité, cri, ironie, rythme, révolte).
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Analyser la portée critique de son œuvre vis-à-vis de la société coloniale et de l’assimilation culturelle.
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Comprendre l’anticonformisme de Damas comme attitude existentielle, politique et poétique.
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Établir des liens entre la poésie de Damas et les écritures postcoloniales, caribéennes et diasporiques.
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Développer une lecture interculturelle de la littérature francophone, en intégrant les notions de résistance, de mémoire et d’identité.Compétences viséesÀ travers ce cours, les étudiants développeront :
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Maîtrise des outils d’analyse poétique et stylistique appliqués à la poésie francophone.
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Capacité à replacer un texte dans son contexte historique, culturel et idéologique.
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Lecture critique des rapports entre langue, identité et pouvoir.
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Compréhension des dynamiques identitaires et postcoloniales dans la littérature francophone.
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Aptitude à comparer les voix et perspectives culturelles issues d’espaces différents (Afrique, Caraïbes, Europe).
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Sensibilité aux enjeux du métissage, de la mémoire coloniale et de la résistance culturelle.
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Structuration d’une réflexion argumentée sur une œuvre poétique.
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Mobilisation des concepts clés de la critique littéraire (Négritude, aliénation, identité, décolonisation du langage).
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Développement d’une écriture critique et universitaire claire et rigoureuse.
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Ce cours vise à faire découvrir la pensée anticoloniale de Frantz Fanon, psychiatre, militant et écrivain martiniquais, dont l’œuvre a profondément marqué la philosophie, la littérature et les luttes politiques du XXᵉ siècle.
Objectifs du cours
- Comprendre les fondements de la pensée anticoloniale et postcoloniale.
- Identifier les concepts clés de l’œuvre de Fanon : aliénation, violence, libération, humanisme.
- Relier la pensée fanonienne aux mouvements de la Négritude et de la décolonisation.
-Analyser la portée interculturelle et contemporaine de son œuvre (racisme, inégalités Nord/Sud, diaspora).
- Développer une lecture critique et comparée des textes de Fanon.Compétences visées
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Comprendre les grands courants de la pensée anticoloniale et postcoloniale.
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Identifier les concepts fondamentaux de la pensée fanonienne : aliénation, décolonisation, violence libératrice, humanisme universel.
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Situer Frantz Fanon dans la continuité et la rupture avec le mouvement de la Négritude (Césaire, Senghor, Damas).
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Lire, analyser et interpréter des textes théoriques et littéraires à dimension politique.
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Expliquer un texte en le reliant à son contexte historique, culturel et idéologique.
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Comparer les positions de Fanon avec d’autres penseurs anticoloniaux (Césaire, Memmi, Sartre, Mbembe).
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Argumenter à l’oral et à l’écrit sur des questions d’identité, de domination et d’émancipation.
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Produire une analyse critique et structurée (commentaire, dissertation, exposé, synthèse).
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Développer une conscience interculturelle, fondée sur le respect et la reconnaissance des différences culturelles.
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Réfléchir aux rapports de pouvoir entre cultures dominantes et dominées.
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Adopter une attitude critique face aux discours racistes, coloniaux ou assimilationnistes.
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Comprendre l’actualité des questions décoloniales et identitaires dans le monde contemporain.
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Valoriser une vision humaniste et universelle de la culture et de la liberté.
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Ce cours vise à analyser la portée historique, politique et culturelle de la Déclaration du 1er novembre 1954, texte fondateur de la Révolution algérienne. Il propose d’étudier le contexte dans lequel cette déclaration a été rédigée, ses principes idéologiques, ainsi que son impact sur l’ensemble de l’empire colonial français et sur les mouvements de décolonisation à travers le monde.
L’approche adoptée est interdisciplinaire, mêlant l’histoire, la civilisation, la culture et la pensée politique. Les étudiants sont amenés à comprendre comment un texte national — celui du 1ᵉʳ novembre — a pu transformer non seulement la destinée d’un peuple, mais aussi l’équilibre mondial entre nations coloniales et peuples colonisés.
Le cours met également en lumière les dimensions interculturelles de la Révolution algérienne : les échanges d’idées, les solidarités internationales et la naissance d’une nouvelle conscience politique et culturelle fondée sur la dignité, la liberté et la souveraineté des peuples.
Objectifs du cours
À travers ce cours, les étudiants apprendront à :
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Situer historiquement la Déclaration du 1er novembre 1954 dans le contexte de la colonisation et de la décolonisation mondiale.
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Comprendre les causes, les enjeux et les conséquences du déclenchement de la Révolution algérienne.
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Analyser le contenu politique et idéologique de la Déclaration du 1er novembre.
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Mesurer son impact sur l’empire colonial français et sur les mouvements d’indépendance dans d’autres régions du monde.
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Identifier les transformations culturelles, sociales et interculturelles engendrées par la guerre d’indépendance.
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Développer une réflexion critique sur la mémoire coloniale, la justice historique et les représentations interculturelles du fait colonial.
Compétences visées
À l’issue du cours, l’étudiant(e) sera capable de :
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Connaissances historiques : décrire et contextualiser les principales étapes de la guerre de libération algérienne et de la décolonisation mondiale.
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Analyse critique : interpréter un texte politique et historique à portée idéologique.
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Lecture culturelle : comprendre comment l’histoire influence les représentations culturelles et les relations interculturelles.
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Synthèse et argumentation : construire un discours structuré sur l’impact de la Déclaration du 1ᵉʳ novembre dans une perspective comparée.
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Réflexion interculturelle : analyser les héritages coloniaux et postcoloniaux dans les rapports Nord/Sud contemporains.
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Communication écrite et orale : exposer clairement une problématique historique et culturelle, en mobilisant les références bibliographiques pertinentes.
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Ce cours propose une analyse approfondie de la décolonisation en Afrique subsaharienne, un moment clé du XXᵉ siècle qui marque la fin de la domination coloniale européenne et l’émergence de nouveaux États souverains.
À travers une approche historique, politique, économique et culturelle, il permet de comprendre les facteurs qui ont conduit à la décolonisation, les différentes formes qu’elle a prises (négociée, conflictuelle, panafricaniste), ainsi que les enjeux et les défis rencontrés par les pays nouvellement indépendants.L’étude met également en lumière l’héritage de la colonisation dans les sociétés contemporaines et les problématiques actuelles liées à la souveraineté, au développement, à la gouvernance et à l’identité africaine.
Objectifs du cours
À l’issue du cours, l’étudiant devra être capable de :
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Situer historiquement la décolonisation dans le contexte mondial du XXᵉ siècle (Seconde Guerre mondiale, Guerre froide, ONU).
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Identifier et expliquer les causes internes et externes ayant mené aux indépendances africaines.
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Analyser l’émergence des nationalismes africains et le rôle des leaders politiques et intellectuels.
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Différencier les formes de décolonisation : négociée, par la lutte armée, par les mouvements panafricains.
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Comprendre les enjeux politiques, économiques et culturels qui ont accompagné et suivi les indépendances.
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Évaluer les conséquences et les héritages de la décolonisation sur les États africains contemporains.
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Développer une réflexion critique sur les notions de néocolonialisme, souveraineté, identité et gouvernance.
Compétences visées
Compétences disciplinaires
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Analyser des phénomènes historiques complexes et les relier à des contextes politiques internationaux.
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Comprendre les dynamiques coloniales et postcoloniales en Afrique subsaharienne.
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Mobiliser des concepts clés : nationalisme, panafricanisme, néocolonialisme, souveraineté, identité.
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Interpréter des textes politiques et théoriques (Fanon, Nkrumah, Césaire, Diop, etc.).
Compétences méthodologiques
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Réaliser une analyse critique de documents historiques ou théoriques.
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Construire une argumentation claire sur des enjeux historiques contemporains.
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Synthétiser des informations provenant de différentes sources.
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Développer des capacités de recherche documentaire et théorique.
Compétences transversales
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Esprit critique face aux discours historiques et politiques.
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Capacité à présenter oralement et par écrit une réflexion structurée.
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Travail collaboratif lors des discussions ou projets de groupe.
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Compréhension des enjeux culturels et identitaires dans les sociétés pluriethniques.
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Ce cours aborde le concept de néocolonialisme, apparu après les indépendances africaines, asiatiques et latino-américaines.
Contrairement à la colonisation classique, le néocolonialisme ne repose pas sur la domination territoriale directe, mais sur des mécanismes subtils d’influence — économiques, militaires, culturels et idéologiques — permettant aux anciennes puissances coloniales et aux grandes puissances contemporaines de maintenir leur contrôle sur les États nouvellement indépendants.Le cours propose une analyse critique des formes de domination moderne, en s’appuyant sur des approches théoriques (Nkrumah, Bayart, Fanon, Chomsky) et des exemples contemporains liés à la mondialisation, à l’endettement, aux bases militaires étrangères, aux multinationales et à l’influence culturelle globale.
Il permet aux étudiants de comprendre que la décolonisation politique n’a pas toujours signifié une véritable souveraineté.
Objectifs du cours
À la fin du cours, l’étudiant sera capable de :
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Définir le néocolonialisme et distinguer ses caractéristiques des formes classiques de colonisation.
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Identifier les différentes approches théoriques du néocolonialisme (politiques, économiques, culturelles).
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Analyser les mécanismes de domination économique, notamment l’endettement, les multinationales et les institutions financières.
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Comprendre les formes politiques et militaires d’ingérence dans les pays du Sud.
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Étudier les influences culturelles et idéologiques qui favorisent la dépendance et l’uniformisation culturelle.
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Interpréter des exemples contemporains d’ingérence ou de dépendance (Afrique francophone, Amérique latine, mondialisation).
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Évaluer les conséquences sociales, politiques, économiques et culturelles du néocolonialisme.
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Développer une réflexion critique sur les relations internationales actuelles et les structures d’inégalités mondiales.
Compétences visées
Compétences disciplinaires
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Comprendre les théories postcoloniales et décoloniales.
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Analyser des phénomènes géopolitiques contemporains.
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Maîtriser les concepts de domination économique, dépendance, hégémonie culturelle, colonialité du pouvoir.
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Lire et interpréter des textes théoriques (Fanon, Nkrumah, Chomsky, Bayart, Rodney, Said…).
Compétences méthodologiques
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Développer une analyse critique d’exemples réels (politiques d’endettement, interventions militaires, influence culturelle).
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Construire une argumentation fondée sur des données théoriques et factuelles.
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Synthétiser des documents académiques et des textes théoriques.
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Mobiliser des approches pluridisciplinaires (histoire, économie, sociologie, relations internationales).
Compétences transversales
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Renforcer l’esprit critique vis-à-vis des discours médiatiques et politiques.
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Améliorer la capacité de présentation orale et écrite.
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Développer une sensibilité aux enjeux éthiques et géopolitiques contemporains.
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Comprendre les relations complexes entre mondialisation, identités culturelles et souveraineté.
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Ce cours propose une analyse approfondie des relations complexes entre la France et ses anciennes colonies après les indépendances du XXᵉ siècle.
Il examine à la fois les continuités héritées du passé colonial (institutionnelles, linguistiques, économiques, culturelles) et les ruptures majeures provoquées par les mouvements nationalistes, la réécriture des histoires nationales, les nouvelles diplomaties et les tensions mémorielles.L’objectif est de comprendre comment, malgré la fin officielle de la domination coloniale, des liens forts – parfois ambivalents – continuent de structurer les relations Nord-Sud, tout en observant comment les sociétés ex-colonisées cherchent à affirmer leur souveraineté, leur identité et leur place sur la scène internationale.
Objectifs du cours
À la fin du cours, l’étudiant devra être capable de :
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Décrire les continuités héritées de la colonisation, notamment dans les institutions, le système éducatif, la langue et les structures économiques.
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Expliquer le rôle de la langue française et son importance dans les identités nationales et les élites postcoloniales.
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Analyser les relations économiques postcoloniales, comme la question des matières premières, du franc CFA ou des entreprises françaises.
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Comprendre l’impact des migrations et des diasporas sur les sociétés française et postcoloniales.
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Identifier les ruptures majeures liées aux indépendances, aux mouvements nationalistes et aux nouvelles identités.
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Étudier la réécriture des histoires nationales dans les pays anciennement colonisés.
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Analyser les tensions mémorielles actuelles liées à la colonisation, la guerre d’Algérie, les restitutions d’œuvres ou les débats politiques.
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Mettre en perspective les nouveaux partenariats internationaux des pays ex-colonisés et leur repositionnement géopolitique.
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Examiner les enjeux contemporains des relations franco-africaines et franco-maghrébines.
Compétences visées
Compétences disciplinaires
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Comprendre les dynamiques postcoloniales dans leurs dimensions historiques, politiques, économiques et culturelles.
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Analyser les héritages coloniaux dans les institutions, les langues et les structures économiques.
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Maîtriser les concepts clés : postcolonialisme, mémoires coloniales, continuités institutionnelles, soft power, décolonisation culturelle.
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Lire et interpréter des textes, discours et documents historiques relatifs à la période postcoloniale.
Compétences méthodologiques
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Réaliser une analyse critique de documents historiques, politiques ou médiatiques.
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Comparer différentes trajectoires postcoloniales entre Maghreb et Afrique subsaharienne.
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Construire une argumentation structurée autour de problématiques mémorielles et géopolitiques.
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Synthétiser de manière claire des informations complexes et multidimensionnelles.
Compétences transversales
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Développer un esprit critique face aux discours historiques, médiatiques et politiques sur la colonisation.
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Communiquer clairement à l’oral et à l’écrit sur des enjeux sensibles.
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Renforcer la compréhension interculturelle entre les deux rives de la Méditerranée.
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Développer une conscience des enjeux de mémoire, d’identité et de justice historique.
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Ce cours analyse la Francophonie comme espace linguistique, culturel et politique, mais également comme instrument géopolitique.
La Francophonie rassemble aujourd’hui 88 États et gouvernements, mais son sens et son rôle restent discutés : certains y voient une force de coopération culturelle, un outil de promotion du plurilinguisme et du dialogue entre les peuples ; d’autres y perçoivent un prolongement du système colonial, un instrument d’influence ou un impérialisme culturel moderne.Le cours interroge donc la nature ambiguë de la Francophonie : espace de partage et de diversité ou outil de soft power français ?
Objectifs du cours
À la fin du cours, l’étudiant sera capable de :
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Définir les différentes dimensions de la Francophonie : linguistique, institutionnelle, culturelle et politique.
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Identifier les principales organisations francophones, notamment l’OIF, l’AUF et les réseaux diplomatiques.
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Analyser les dynamiques culturelles qui font de la Francophonie un espace pluriel (littérature, cinéma, musique, créations hybrides).
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Comprendre le rôle de la France dans la diffusion internationale du français (instituts culturels, alliances françaises, réseaux scolaires…).
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Étudier les mécanismes du soft power francophone : rayonnement culturel, diplomatie linguistique, coopération éducative.
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Évaluer les critiques postcoloniales qui accusent la Francophonie de reproduire des rapports de domination.
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Examiner les tensions linguistiques contemporaines, notamment entre français, anglais et langues nationales.
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Interpréter la place des identités francophones dans un monde globalisé, entre diversité et uniformisation culturelle.
Compétences visées
Compétences disciplinaires
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Comprendre les théories de la Francophonie, du soft power et du postcolonialisme.
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Analyser les enjeux linguistiques contemporains (plurilinguisme, diglossie, rivalité français/anglais).
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Identifier les acteurs, structures et politiques de la Francophonie institutionnelle.
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Étudier les œuvres littéraires et culturelles issues des espaces francophones.
Compétences méthodologiques
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Analyser de manière critique des discours politiques, culturels et médiatiques sur la Francophonie.
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Comparer différentes formes de politique linguistique dans le monde francophone.
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Construire une argumentation autour de la notion d’impérialisme culturel.
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Synthétiser des données et produire des analyses contextualisées.
Compétences transversales
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Développer l’esprit critique face aux politiques linguistiques et culturelles.
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Comprendre les enjeux interculturels dans des sociétés plurilingues.
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Améliorer la communication orale et écrite sur des questions sensibles (langue, identité, culture).
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Développer une conscience des rapports de force symboliques entre cultures.
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Ce cours étudie la rivalité entre le français et l’anglais, deux langues qui occupent depuis des siècles une place centrale dans les relations internationales, la culture, la diplomatie, l'économie, la science et la mondialisation.
Cette rivalité linguistique n’est pas seulement une question de langue : elle reflète des rapports de force géopolitiques, l’héritage colonial, la puissance économique, la mondialisation numérique et les stratégies culturelles des États.
Le cours analyse :
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l’ascension mondiale de l’anglais,
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les forces et atouts du français,
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les espaces de concurrence (université, économie, diplomatie, numérique),
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ainsi que les stratégies de promotion du français au XXIᵉ siècle.
Objectifs du cours
À la fin du cours, l’étudiant devra être capable de :
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Expliquer les origines historiques de la rivalité entre français et anglais.
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Identifier les raisons de la domination mondiale de l’anglais (Empire britannique, pouvoir américain, sciences, Internet, mondialisation économique).
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Analyser les atouts géopolitiques et culturels du français (diplomatie, Francophonie, démographie africaine, prestige culturel).
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Étudier les terrains de rivalité : institutions internationales, universités, recherche scientifique, monde économique, numérique.
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Comprendre le rôle du soft power linguistique dans les relations internationales.
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Évaluer les politiques de promotion du français (OIF, institutions culturelles, francophonie économique, contenus numériques).
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Examiner les dynamiques régionales : Afrique, Maghreb, Europe, Amérique du Nord.
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Développer une réflexion sur le futur du multilinguisme mondial.
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Mettre en relation langue, identité et pouvoir politique dans un contexte globalisé.
Compétences visées
Compétences disciplinaires
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Comprendre les théories de sociolinguistique, géopolitique des langues et politique linguistique.
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Analyser les évolutions linguistiques liées à la mondialisation.
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Identifier les rapports de force entre langues internationales.
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Mobiliser les concepts clés : soft power, diglossie, francophonie, global English, impérialisme linguistique.
Compétences méthodologiques
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Mener une analyse critique de documents, discours politiques et données linguistiques.
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Comparer les stratégies linguistiques de différents États ou organisations internationales.
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Construire une argumentation sur les enjeux linguistiques contemporains.
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Synthétiser des informations provenant d’histoire, de géopolitique, de sociolinguistique et de communication.
Compétences transversales
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Développer un esprit critique face aux discours sur l’anglais et la mondialisation.
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Renforcer la capacité à présenter des analyses orales et écrites sur des enjeux internationaux.
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Mieux comprendre l’importance des langues dans l’identité, la culture et la diplomatie.
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Développer une vision globale du plurilinguisme et de la diversité culturelle.
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